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FenêtréA-MixBuffet

Retrouvez ici l'actualité du bateau FenêtréA-MixBuffet et de son skipper Erwan Le Roux.

Route du Rhum – Destination Guadeloupe:
Erwan Le Roux : « J’ai vraiment repoussé mes limites très loin »

le 16 novembre 2018


Arrivé à Pointe-à-Pitre ce vendredi à 15h09 (heure de Paris), Erwan Le Roux a bouclé le parcours de la 11e Route du Rhum – Destination Guadeloupe, terminant ainsi à la deuxième place dans la catégorie des Multi50 derrière Armel Tripon. Le skipper de FenêtréA - Mix Buffet qui a été confronté à différents problèmes techniques et ainsi contraint à deux escales - à Roscoff d’abord puis aux Açores ensuite -, est allé au bout de lui-même, faisant preuve d’une détermination et d’une abnégation sans faille.
Ses premiers mots à chaud : « J’éprouve mille sentiments en même temps. Je suis content d’être arrivé et content d’avoir fait ce que j’ai fait mais j’avoue que j’ai un peu du mal à atterrir. Je suis tellement cramé… De toutes les transats que j’ai faites, celle-ci a assurément été la plus dure à tous les niveaux mais aussi la plus engagée. Même la transat Jacques Vabre que j’avais faite en double avec Yann Eliès en 2013 n’avait pas été aussi extrême. Une météo de dingue, des problèmes techniques… Tout ça a fait que cette Route du Rhum a été dure. Heureusement, la deuxième partie, après les Açores, a vraiment été du pur bonheur. J’ai alors retrouvé la notion de plaisir. Ca a été la récompense du super boulot réalisé par les gars de l’équipe à Ponta Delgada sur le pilote automatique. Le bateau était facile, hyper safe… Personne n’a d’ailleurs rivalisé avec nous sur cette portion du parcours puisque constamment, nous avons été les plus rapides. Vraiment c’était génial et ça m’a fait du bien. En termes d’émotions, je suis vraiment passé pas toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ces deux dernières semaines. J’ai même encore pleuré encore tout seul sur mon bateau hier soir… J’ai vraiment repoussé mes limites. Je suis complètement sorti de ma zone de confort et je suis même allé très très loin au-delà. Ca fait du bien de se dire qu’on est capable de supporter ça, surtout quand on a d’autres projets derrière qui demandent, eux aussi, une grosse dose d’engagement, mais dans l’immédiat, je ne pense qu’à une chose : me reposer ».
Heure d'arrivée : 10 heures, 09 minutes et 12 secondes (heure de Guadeloupe)
Temps de parcours : 12 jours, 1 heure, 9 minutes et 12 secondes



Crédit photo: © JM LIOT

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Route du Rhum – Destination Guadeloupe:
Erwan Le Roux, 2ème de la classe Multi50

le 16 novembre 2018


Deuxième Multi50 à arriver à Pointe-à-Pitre lors de la 11ème édition de la Route du Rhum, Erwan Le Roux a franchi la ligne d’arrivée ce vendredi à 10 heures, 09 minutes et 12 secondes (heure de Guadeloupe) après 12 jours, 1 heure, 9 minutes et 12 secondes de course. Au total, il a parcouru 4538 milles à 15,69 noeuds de moyenne sur l'eau.
Malgré une traversée compliquée pour Erwan qui a dû s’arrêter à deux reprises (Roscoff et Les Açores), cette deuxième place a un goût de victoire : celle de mener FenêtréA-Mix Buffet à Pointe-à-Pitre. Si le rêve de doublé n’a pas été réalisé, Erwan n’en reste pas moins toujours détenteur du temps de référence en Multi50 (11 jours, 5 heures, 13 minutes et 55 secondes) réalisé en 2014.
Communiqué de presse et réactions d'Erwan Le Roux à son arrivée à venir prochainement.



Crédit photo: © JM LIOT

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Route du Rhum – Destination Guadeloupe:
Erwan attendu demain à Pointe-à-Pitre

le 15 novembre 2018

Ce jeudi après-midi, alors que le leader de la classe des Multi50, Armel Tripon, est en approche de la Tête à l’Anglais et s’apprête à entamer le tour de la Guadeloupe pour franchir la ligne d’arrivée de cette 11e édition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en vainqueur, Erwan Le Roux se trouve, pour sa part, désormais à moins de 300 milles de Pointe-à-Pitre. Son arrivée au nord de l’île (la fameuse Tête à l’Anglais) est prévue vers 7 heures (heure de Paris) demain, d'après le dernier routage. Le skipper Morbihannais, qui devrait donc (sauf avarie), s’emparer de la deuxième place dans sa catégorie, ne sera toutefois alors pas encore tout à fait sorti d’affaire.

Bien au contraire même puisque le tour de Basse-Terre réserve généralement bien des surprises, la faute aux très nombreuses zones de dévents qui jalonnent la zone, ainsi que l’on a encore pu le constater lors de l’arrivée des Ultimes en début de semaine. Pour mémoire, François Gabart et Francis Joyon ont mis près de six heures pour effectuer les 50 derniers milles du parcours. Selon des dernières prévisions météo, il y a fort à parier qu’Erwan mette, lui, entre 4 et 8 heures pour avaler la distance, ce qui laisse envisager son arrivée ce vendredi, entre la fin de la matinée et le milieu d’après-midi (heure de Paris toujours). Quant à savoir s’il va parvenir à conserver le temps de référence des Multi50 sur le parcours de la Route du Rhum qu’il avait établi lors sa victoire dans la dernière édition (11 jours 05 heures 13 minutes et 55 secondes) ou non, il faudra patienter jusqu’à ce soir mais à 17h45, il ne restait plus que 1h30 au skipper de Réauté Chocolat pour réussir à faire mieux, ce qui semblait bien peu…



Crédit photo: © JM LIOT

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Route du Rhum – Destination Guadeloupe:
Erwan Le Roux en direct sur RMC sport

le 13 novembre 2018

Erwan était ce matin en direct sur RMC sport pour commenter sa remontée au classement des multi 50, revivez le direct en suivant ce lien: Erwan sur rmc sport



Crédit photo: © JM LIOT

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Route du Rhum – Destination Guadeloupe:
Erwan Le Roux : « Content d’être reparti »

le 12 novembre 2018




« Ce qui est magique dans la course au large, c’est que tu peux être au fond du trou un jour et euphorique de bonheur le lendemain ». Erwan Le Roux n'a jamais, pour mémoire, connu de premiers jours de courses aussi difficiles en raison des mauvaises conditions météo, lui qui s’est vu contraint d’effectuer deux escales techniques, une première à Roscoff quelques heures seulement après le départ, puis une deuxième avant-hier, aux Açores.
« Les gars de l’équipe ont super bien bossé car ils ont pu réparer le pilote automatique, ce qui était la condition sine qua non pour que je reparte en course. Depuis que j’ai quitté Ponta Delgada, j’ai vraiment une qualité de pilotage intéressante et c’est super agréable », assure le skipper du Multi50 FenêtréA - Mix Buffet qui file, ce lundi, à plus de 22 nœuds de moyenne, dans des alizés bien établis.
« Je profite de belles conditions de glisse, sous gennak. C’est top et ça fait du bien, surtout après tant de moments difficiles. Aujourd’hui, je suis content d’être de nouveau en mode course. Je voulais vraiment aller au bout du projet. A présent, les sensations sont là et la notion de plaisir aussi ». Pour le tenant du titre dans sa catégorie, « le but du jeu, à présent, c’est de ne pas se faire piéger par les hautes pressions. De faire le tour de l’anticyclone en gardant suffisamment de pression et en gagnant un maximum dans l’ouest ».
Le Morbihannais est actuellement en passe de rependre la deuxième place de la flotte à Thibaut Vauchel-Camus. « Je sais qu’il y a des places à gagner. Il faut donc continuer à aller vite et faire le moins d’erreurs possibles. Armel (Tripon) a une belle avance mais on a vu cette nuit avec cet incroyable finish entre François Gabart et Francis Joyon que rien n’est jamais joué d’avance et que tout peut arriver tant que la ligne n’est pas franchie. Je ne compte pas me laisser faire et j’espère bien mettre un peu la pression aux copains de devant. Je ne vais rien lâcher jusqu’au bout ».
Erwan s’est donné une devise pour cette fin de course après tous les coups durs rencontrés depuis le départ : « Profiter de chaque instant ! ».



Crédit photo: © JM LIOT

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Route du Rhum – Destination Guadeloupe:
C'est reparti pour Erwan Le Roux !

le 12 novembre 2018


Reparti samedi de l'archipel des Açores, Erwan a pris le temps d'envoyer ce message très personnel hier en fin de journée aux organisateurs de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe :
« Ce qui est magique dans la course au large, c’est que tu peux être au fond du trou le matin puis euphorique de bonheur d’être en mer 24h après. Le plaisir de la glisse, d’aller vite, de naviguer au côté des dauphins et des fous de Bassan et être à ma place finalement. Profiter de chaque instant sera donc la devise de la semaine à venir surtout quand le soleil commence à faire chauffer le ciré, on dirait le sud... Bon dimanche ! »
Des nouvelles du bord qui rassurent après une première semaine de course éprouvante pour le skipper morbihannais, et de bonne augure pour la suite à venir. Au pointage de 6h, Erwan était à la 4ème position et toujours dans la course pour un podium.



Crédit photo: © JM LIOT

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Route du Rhum – Destination Guadeloupe:
C'est reparti pour Erwan Le Roux !

le 10 novembre 2018


Après un arrêt technique aux Açores ce matin pour réparer son pilote automatique, le skipper du trimaran Multi50 FenêtréA-Mix Buffet a quitté le port de Ponta Delgada à 17h (heure française).
En ligne de mire : Pointe-à-Pitre !



Crédit photo: © JM LIOT

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Route du Rhum – Destination Guadeloupe:
Erwan Le Roux bien arrivé aux Açores

le 10 novembre 2018


Erwan Le Roux, skipper du trimaran Multi50 Fenêtré-Mix Buffet, est arrivé ce matin sur l’île Sao Miguel aux Açores. Après plusieurs jours de navigation avec un pilote automatique défectueux puis carrément sans, Erwan Le Roux est arrivé au Port de Ponta Delgada fatigué et soulagé de retrouver son équipe technique.
Les prochaines heures vont être consacrées à la réalisation d’un diagnostic complet du bateau, Erwan ayant fait face à de nombreux problèmes techniques et électroniques depuis son départ. Pour le skipper morbihannais, l’objectif est avant tout de se reposer après ce début de course éprouvant.
« Sur cette Route du Rhum, on a vécu des jours pas simples. De mémoire, je n’avais jamais rencontré des conditions de mer aussi épouvantables, avec des vagues aussi croisées et désordonnées. D’habitude, après un passage de front, on sait qu’on a six heures un peu difficiles et qu’ensuite, ça passe, mais là, ça a duré, duré… Ça n’en finissait pas. Dans ce type de conditions, le moindre problème mécanique devient insupportable et j’avoue que les dernières 24 heures de mer ont été très compliquées sans pilote, sans affichage, sans rien… J’ai d’ailleurs failli me mettre sur le toit plusieurs fois. Maintenant que le bateau est à Ponta Delgada, Adam (Currier, le boat captain, ndlr) répare toutes les bricoles mécaniques et procède à un check-up complet du bateau. Il y a un peu de boulot sur le chariot de grand-voile, sur les sièges de barre qui se sont déboulonnés… Stéphane (Kastler) remet en état le panneau d’écrans de la table à carte qui a volé et le pilote. Je repartirai en course si possible mais tout va, bien sûr, dépendre de nos capacités à pouvoir réparer. Mon moral ? Disons que le petit soulagement que je ressens d’être arrivé à terre après deux derniers jours de galère cache un peu mon immense déception ». Erwan à son arrivée à Ponta Delgada ce matin.



Crédit photo: © JM LIOT

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Route du Rhum – Destination Guadeloupe:
Problème de pilote automatique, escale prévue aux Açores pour Erwan Le Roux

le 09 novembre 2018


Suite à un problème de pilote automatique, Erwan Le Roux et son trimaran Multi50 FenêtréA-Mix Buffet se dirigent vers les Açores.
Leur arrivée est prévue en soirée à Ponta Delgada. L’équipe technique est déjà en route.
Une escale technique inévitable pour pouvoir donner à Erwan toutes les chances de terminer la course jusqu’à Pointe-à-Pitre.



Crédit photo: © JM LIOT

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Vacation avec Erwan Le Roux : « C’est l’enfer, ce n’est pas facile… »

le 07 novembre 2018




Après son stop à Roscoff dimanche soir pour une réparation sur le safran de la coque centrale et sa remontée pour retrouver le peloton de tête des Mulit50, Erwan Le Roux skipper du trimaran FenêtréA-Mix Buffet, a été contacté par les organisateurs à la vacation de 10h ce matin. Le tenant du titre en Multi50 ne mâche pas ses mots sur les difficultés rencontrées lors de cette 11ème édition de la Route du Rhum - destination Guadeloupe.



Extraits :
"C’est l’enfer, ce n’est pas facile… " " Entre les problèmes techniques, cette mer, ce vent, je suis malade, je n’arrive pas à me nourrir. C’est un enfer." "Je ne sais pas du tout où sont les autres bateaux… globalement je ne suis pas du tout en mode course mais en mode survie. Je fais attention à ne pas me mettre sur le toit et de ne pas casser le bateau..."



Crédit photo: © JM LIOT

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Route du Rhum - Destination Guadeloupe
D’un mode à l’autre

le 06 novembre 2018



Le moins que l’on puisse dire c’est que ce début de Route du Rhum – Destination Guadeloupe est éprouvant, à la fois pour les hommes et les machines, en témoignent le nombre d’avaries et d’abandons survenus depuis le départ, sans compter que près d’un quart de la flotte a fait le choix de se mettre à l’abri pour éviter d’essuyer le plus gros du mauvais temps.

En ce qui le concerne, Erwan Le Roux, qui s’est vu contraint d’effectuer un pit-stop à Roscoff dans la première partie de la nuit de dimanche à lundi, la faute à un problème de safran ayant entrainé une voie d’eau, s’accroche autant qu’il peut, et ce malgré un mal de mer persistant et des conditions météo pour le moins violentes.

« Cette nuit, il a dû composer avec des vents supérieurs à 40 nœuds (75 km/h, ndlr) pendant trois heures environ. Il est parvenu à se préserver au mieux et à ne pas abimer son bateau, même s’il est toujours bien malade, que sa progression reste plutôt lente par rapport à ce qu’il sait faire, et qu’en plus, il a été confronté à des petits soucis techniques qui l’ont ralenti pendant une petite heure après le passage du front. A présent, il a repris sa marche normalement mais ce n’est pas si simple pour lui de repasser en mode course », explique Julien Villion, son routeur à terre. La bonne nouvelle, c’est que dans l’immédiat, le vent s’est un peu assagi dans la zone où se trouve Erwan. Ce matin, le Morbihannais progresse, en effet, dans des conditions maniables, avec entre 20 et 25 nœuds sur une mer qui reste cependant grosse. « Il a pu dormir une bonne heure et il s’apprête maintenant à renvoyer de la toile puis à effectuer un virement de bord pour faire cap au sud-ouest. Ça va lui faire du bien psychologiquement de faire route dans la bonne direction », note Julien rappelant le pourquoi du comment de cette position très nord occupée actuellement par le trimaran FenêtréA – Mix Buffet : « L’idée de départ, ce n’était pas forcément d’aller à cet endroit mais plutôt de descendre dans le golfe de Gascogne, comme l’ont fait Lalou Roucayrol ou Armel Tripon. L’arrêt technique effectué en Finistère nord a créé un décalage en temps de 6 à 8 heures par rapport aux autres mais aussi par rapport aux prévisions météo, ce qui n’a plus permis d’envisager une route sud. Nous avons donc dû nous adapter et revoir notre trajectoire. Le positif, c’est que ces dernières 24 heures ont été moins engagées pour Erwan que pour ses concurrents et que d’ici peu, il va pouvoir glisser rapidement dans un vent qui va re-fraîchir graduellement puis de bénéficier d’un meilleur angle que les autres. A long terme, il faut y croire ! », assure Julien Villion.



Crédit photo: © JM LIOT

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Route du Rhum - Destination Guadeloupe
Une entame corsée

le 05 novembre 2018



Après son arrêt à Roscoff ce dimanche à 21h, suite à un problème de safran ayant entrainé une voie d’eau, Erwan Le Roux a repris la mer après avoir respecté les 4 heures d’arrêt imposé.

Sa stratégie n’ayant pas changé, il doit maintenant retrouver le mode course, se préparer au passage des différentes dépressions de lundi et mardi et, préserver toutes ses chances pour la suite de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe.

C’est un coup dur, mais la route est longue !



Crédit photo: © JM LIOT

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Route du Rhum - Destination Guadeloupe
Une entame corsée

Saint-Malo, le 03 novembre 2018



Ce samedi, veille de départ de la mythique Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Erwan Le Roux et les 122 autres marins engagés avaient rendez-vous dès 9 heures pour un ultime briefing météo et le moins que l’on puisse dire, c’est que les visages étaient tendus à la sortie de l’amphithéâtre du Palais du Grand Large.

Si de bonnes conditions sont attendues pour le départ de la course ce dimanche à 14 heures, avec un vent de sud-est de l’ordre de 15 nœuds sur une mer peu agitée, la situation va rapidement se compliquer et même franchement se corser, mardi, avec le passage d’un front chaud puis d’un front froid très actif. A la clé : des vents de 35 à 40 nœuds avec des rafales à 55 et une houle de l’ordre de 5 à 6 mètres. « Le départ va être assez rapide, au moins jusqu’à la pointe Bretagne. Après, ça va se compliquer avec une première dépression à passer mais c’est effectivement surtout dans la nuit de lundi à mardi que ça va devenir dur. Clairement, on va prendre cher. Au passage du front froid et à l’arrière de celui-ci, ça va vraiment être brutal mais bon, ça va aller. De toutes les façons, on ne va pas avoir le choix », explique le skipper de FenêtréA – Mix Buffet, aujourd’hui plus préoccupé par la phase de pré-départ que par ce méchant coup de tabac à venir. « Ce qui me stresse le plus, c’est la phase où l’on va devoir rallier la zone de départ. En attendant, j’essaie de profiter à fond de la belle fête à terre. Il y a un monde incroyable sur les quais et dans la ville. Il y a quatre ans, c’était déjà dingue, mais cette année, j’ai l’impression que c’est encore plus fort. L’engouement populaire et médiatique pour cette course ne se dément pas et c’est tant mieux », note Erwan qui doit passer les écluses à 16h03 aujourd’hui, en même temps que tous les autres Multi50.



Crédit photo: © JM LIOT

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Route du Rhum - Destination Guadeloupe
Erwan Le Roux : « Profiter du moment à fond ! »

Le 04-10-18



Dans une semaine, Erwan Le Roux aura pris le large et entamé les 3 510 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre de la mythique transatlantique en solitaire. Comment gère-t-on la pression qui monte ? Comment vit-on les premiers temps forts de la course tels que le passage des écluses, le départ ou le passage du cap Fréhel ? Autant de questions auxquelles répond Erwan, tenant du titre en Multi50 et skipper du trimaran FenêtréA-Mix Buffet.

A quelques jours du grand départ, à quoi ressemble ta journée type ?

« Le programme est chargé mais je fais en sorte de ne rien avoir avant 10 heures le matin pour me laisser le temps d’aller courir, de prendre mon petit-déjeuner tranquille et de faire ce que j’ai à faire. Afin de bien me reposer, je prévois aussi une sieste entre 13h et 15h30. Le reste du temps, je réponds aux sollicitations diverses et variées. Pour le moment, j'arrive à gérer. Je me concentre sur les derniers petits détails techniques à régler, d’autant que je ne regarde pas encore la météo. A partir de ce lundi et jusqu’à mercredi, je vais rentrer chez moi une dernière fois avant le départ. Je vais alors m’occuper de ma nourriture, aidé par mes filles, puis préparer mes affaires pour le Trophée Jules Verne avec Spindrift racing, tondre la pelouse, ranger la terrasse pour l’hiver et m’occuper de mes chiens. Ça peut faire sourire mais tout ça fait aussi partie de ma job-list. A mon retour à Saint-Malo, mercredi, je serai avec toute ma petite famille et sans doute qu’à ce moment-là, la pression commencera à monter. Tout dépendra des fichiers météo mais dans tous les cas, le but sera de s’approcher tranquillement du jour J avec, ici et là, quelques séances de kiné pour bien me détendre ».

Comment gère-t-on la pression sur un évènement d’une telle envergure ?

« C’est déjà plus facile quand on en a déjà fait deux. Mentalement, je fais des efforts pour ne pas trop me projeter. En l’occurrence, j’attends J-3 pour creuser la météo. Le faire avant, je considère que c’est simplement bon pour se mettre de la pression inutilement. Sur un évènement comme le Rhum, on en a déjà suffisamment, même si c’est une chance de pouvoir bénéficier d’un tel coup de projecteur sur notre sport et sur nos projets. C’est d’ailleurs pour ça que j’essaie de profiter au maximum des échanges avec les journalistes, des rencontres avec le public qui nous sollicite pour des autographes… J’aime pouvoir exploiter les dix jours précédents le départ pour partager et transmettre le plus de choses possibles. »

Le passage des écluses, un temps fort ?

« Pour ma part, il est prévu que je prenne l’écluse de 16h03 samedi. Je vais partager ce moment avec ma famille, comme il y a 4 ans. Ma sœur sera là tout comme ma petite nièce, mes filles et ma femme, Delphine, ainsi que sa sœur, puis les gars de l’équipe. J’ai envie de profiter des derniers instants avec eux et je sais que ce sera fort en émotions. Je sais que le fait que ça se passe la veille du départ va me permettre de savourer l’instant plus que si cela avait été le jour du départ car il y aura moins de tension dans l’air. Je veux vraiment profiter à fond et pour cela, j’espère qu’il y aura de belles conditions. »

Le départ, un moment aussi crucial que stressant ?

« Ce qui m’inquiète le plus, c’est la section entre la sortie du chenal de Saint-Malo et la zone interdite à la plaisance. Une fois que l’on y sera, je laisserai le bateau à l’équipage et j’irai m’allonger un peu avant de rentrer tranquillement dans la zone de départ. A 10 ou 15 minutes du début de la procédure, Adam (Currier, son boat-captain, ndlr) quittera le bateau et je me retrouverai tout seul. Ce sera bien. Prendre le timing et partir, je sais faire. Il faudra évidemment réussir à prendre un bon départ, dans tous les cas, meilleur que les autres. Il y aura peut-être un peu de stress lié au positionnement par rapport aux Ultimes mais le reste ne me préoccupe pas plus que ça. J’ai travaillé les départs et été en reconnaissance sur la zone la semaine dernière encore. Je vais devoir adapter ma stratégie en fonction des conditions météo, mentaliser le parcours un peu comme un skieur avant sa descente. La voilure, la vitesse… tout sera anticipé en fonction du plan que j’aurai adopté. »

Le cap Fréhel, le dernier au revoir avec les terriens ?

« Pour moi, en réalité, c’est plutôt Bréhat qui marque la coupure avec la terre car il y a toujours quelques potes qui viennent depuis Saint-Quay-Portrieux nous voir en semi-rigide. Souvent, ça tombe au moment de la tombée de la nuit. Après ça, on se retrouve vraiment tout seul. On profite alors de ce moment pour se changer parce qu’on a pris une petite suée au moment du départ. C’est, en fait, le premier moment où l’on rentre à l’intérieur du bateau pour se nourrir un peu, prendre un premier classement et regarder un peu où sont les copains. C’est une phase importante de la course car si ce n’est pas là que la Route du Rhum se gagne, c’est potentiellement là qu’elle peut se perdre. »



Crédit photo: © JM LIOT

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Programme chargé à Saint-Malo pour Erwan Le Roux

Le 24-10-18

Après avoir peaufiné les ultimes détails de sa préparation, effectué un stage d’oxygénation et de cohésion d’équipage à Chamonix avec le team Spindrift marqué notamment par l’ascension réussie du Mont Blanc le 14 octobre dernier, puis réalisé sa banque images aérienne ce lundi dans des conditions quasi parfaites, Erwan est désormais en route pour Saint-Malo, le port de départ de la mythique Route du Rhum – Destination Guadeloupe.

Le skipper du Multi50 aux couleurs de FenêtréA – Mix Buffet a quitté La Trinité-sur-Mer ce mardi en fin de matinée et il est attendu aujourd'hui en fin de journée au large de la Cité Corsaire afin de pouvoir emprunter l’écluse du bassin Vauban sur les coups de 18 heures. Le solitaire sera alors rejoint par son équipe technique venue par la route et entamera ainsi la toute dernière ligne droite avant le jour J.

Au programme, une actualité chargée, avec, en premier lieu, l’inauguration officielle du village de la course en début de soirée, ce mercredi 24 octobre, mais aussi une multitude de rendez-vous médias et partenaires ponctuée par différentes rencontres avec le public au travers, notamment, de séances de dédicaces, puis une visite au CHU de Saint-Malo pour l’association Rêves de Clown dont il est le parrain. Le 26 octobre en début d’après-midi, le navigateur se rendra en effet aux côtés des enfants hospitalisés afin d’échanger avec eux et de leur distribuer des posters ludiques et pédagogiques.

Bref, on l’aura compris, les dix derniers jours restant avant le grand départ s’annoncent chargés pour Erwan qui va devoir gérer au mieux cette phase toujours délicate d’avant course mais qui va, pour cela, pouvoir compter sur son expérience des grands évènements. Séances de dédicaces :



Crédit photo: © JM LIOT

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Erwan Le Roux : souvenirs et anecdotes de Rhum

Le 04-10-18

A un mois, jour pour jour, du coup d’envoi de la mythique Route du Rhum - Destination Guadeloupe, Erwan Le Roux, tenant du titre chez les Multi50, livre ses meilleurs souvenirs et quelques anecdotes concernant la fameuse transat. Extraits choisis.

Le troisième Rhum, forcément différent des deux premiers ?

« Oui et non. Les objectifs ne sont pas si différents car une fois encore, le but principal reste d’arriver en Guadeloupe. Lors de mon dernier Rhum, je suis parti dans cet état d’esprit, avec évidemment la volonté de faire une perf. Cette année, bien sûr, je pars aussi avec l’envie de gagner mais je sais que cette transat entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre ne ressemblera pas aux deux précédentes, (en 2010 et en 2014, ndlr). La concurrence ne sera pas la même, les conditions et les faits de course non plus d’autant que les bateaux ont beaucoup progressé, de même que les pilotes automatiques. Je ne m’attends pas à un copié-collé de quelque-chose que je connais déjà. C’est d’ailleurs pour ça que j’y vais. J’aime justement ces moments où on ne maîtrise pas tout. Une traversée de l’Atlantique, en solo qui plus est, est toujours pleine de surprises. »

Une première image de Rhum

« Pour mon 20e anniversaire, en septembre 1994, ma sœur m’a offert un cadeau : un croquis sous verre du départ de la Route du Rhum 1990 avec les signatures des marins de l’époque. Quelques mois plus tard, la course a eu lieu avec, à l’arrivée, la victoire de Laurent Bourgnon que j’avais suivie comme un gamin. Ça a vraiment été mon premier rapport avec cette transat légendaire et j’en garde un souvenir fort. Le truc totalement mythique, c’est qu’en 2014, 20 ans plus tard donc, je me suis retrouvé à Saint-Malo lors d’une émission en direct avec, en face de moi, Laurent. Un moment incroyable pour moi. ».

Le(s) meilleur(s) souvenir(s) du Rhum

« Ma victoire, il y a quatre ans, reste naturellement mon meilleur souvenir mais il y a un autre temps fort que je garde en tête : l’arrivée de Marc Guillemot sur Biscuits La Trinitaine lors de l’édition 2002. Cette année-là, la flotte avait été décimée par des conditions dantesques et seuls trois 60 pieds ORMA sur les 18 au départ avaient réussi à boucler le parcours. Cette image de lui sur la ligne en Guadeloupe avec le bras de son bateau réparé et le solent de Groupama m’a profondément marqué. Pour moi, elle résumait, à elle seule, la difficulté de cette 7e édition juste incroyable. Ça a été un moment fort en émotions, un souvenir intense de mon premier Rhum en tant que préparateur. »

La Route du Rhum, une course à part ?

« Assurément. La Route du Rhum est une vraie aventure, une épreuve unique qui réunit à la fois des pros et des amateurs qui peuvent ainsi toucher du doigt une carrière qu’ils auraient voulu avoir ou simplement réaliser un rêve et se faire plaisir. Personnellement, c’est une épreuve que je compare aux Jeux Olympiques. Le Rhum a lieu tous les quatre ans et rassemble plein de catégories différentes. Pour moi, c’est véritablement les J.O. de la course au large. C’est l’aboutissement de quatre ans de travail et d’investissement. C’est vraiment un évènement unique. »

Le parcours

« On sait que les premières 24 heures sont assez déterminantes. En tous les cas, sur les deux dernières éditions que j’ai faites, elles l’ont été. Cette année, ça risque d’être pareil, même si, c’est évidemment la configuration météo qui définira la donne. Je ne serais pas étonné que cette 11e édition soit musclée, avec plusieurs dépressions à passer et peut-être même une route très nord. C’est vraiment un scénario auquel je m’attends… et pour lequel je suis prêt. »

La concurrence

« Elle est aujourd’hui très homogène et c’est top. Ces dernières années, la classe Mulit50 a réussi à rassembler des skippers de talent tels que Thibaut Vauchel-Camus, Thierry Bouchard ou Armel Tripon. C’est super pour des gens comme Lalou Roucayrol, Gilles Lamiré ou moi, présents sur le circuit depuis plus longtemps. Cela nous pousse dans nos retranchements. Le niveau sportif est du coup plus élevé et les teams se sont professionnalisés. Aujourd’hui, six bateaux peuvent gagner. La victoire, pour celui qui la décrochera, n’en sera donc que plus belle. »

Sinon, ton rhum, tu l’aimes comment ?

« Vieux avec un glaçon ! »

Erwan Le Roux et la Route du Rhum en chiffres



Crédit photo: © JM LIOT

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