Bienvenue à bord du trimaran
FenêtréA-MixBuffet

Retrouvez ici l'actualité du bateau FenêtréA-MixBuffet et de son skipper Erwan Le Roux.

« Il était temps que le bateau arrive »

Le 16-11-17

Ce jeudi, à 16h26 (heure de Paris), le Multi50 FenêtréA – Mix Buffet a franchi la ligne d’arrivée de la 13e Transat Jacques Vabre, bouclant ainsi les 4 350 milles du parcours entre Le Havre et Salvador de Bahia en deuxième position, 7h37 après Arkema, le grand vainqueur de l’épreuve dans sa catégorie, avec lequel il s’est livré à un incroyable mano a mano avant de cumuler les pépins techniques. En effet, peu avant l’entrée dans le Pot-au-Noir, Erwan Le Roux et Vincent Riou ont tapé un OFNI qui a explosé la dérive du bateau avant d’être confrontés à une avarie de drisse de gennaker et une foule de petits soucis qui se sont cumulés les uns après les autres. Malgré ce contexte, les deux hommes se sont battus comme des diables pour finir la course avec un trimaran entier. Alors certes, le marin Morbihannais n’a pas décroché la quatrième victoire sur la Route du Café qui l’aurait fait rentrer encore un peu plus dans l’histoire de la course, mais il garde toutefois le plaisir d’avoir vécu une très belle transat avec Vincent et de partager la joie de Lalou Roucayrol et Alex Pella.

Dans quel état d’esprit bouclez-vous cette 13e édition de la Transat Jacques Vabre ?

« Clairement, on est très content d’arriver. Il était grand temps que le bateau touche terre car il a beaucoup souffert pendant cette Route du Café. On sait parfaitement où on a perdu la course. C’était juste avant le Pot-au-Noir. Vincent a crié « attention un bidon ! », et à peine deux minutes plus tard, la dérive s’est ouverte en chou-fleur. Ça a été un peu dur pour le moral surtout qu’ensuite, le Pot-au-Noir nous est tombé dessus comme jamais. Dès lors, on a vu Arkema revenir sur nous comme une fusée surtout qu’on a assez mal géré la sortie. Ainsi, après avoir compté 100 milles de retard, il est repassé devant avec 20 milles d’avance qui se sont ensuite transformés en 50, d’autant qu’entre-temps notre drisse de gennaker a cassé. La descente aux enfers a commencé. Même avec la meilleure volonté du monde, quand on cumule ce genre de pépins, on ne peut pas lutter. On a terminé la course avec la seule idée d’arriver. Au final, on ne finit pas si loin de Lalou et Alex mais, comme je l’ai déjà dit, il était temps que ça se termine. »

Ça a dû être dur à accepter, surtout après un si joli début de course…

« C’est sûr. On est parti prudemment, à notre image, en se disant qu’on allait voir qui allait imposer le rythme. On s’est ainsi accroché à la roue d’Arkema mais rapidement, c’est devenu compliqué parce qu’il a mis du gros charbon. On a donc fait notre course et mis les gaz un peu plus tard, au moment qui nous paraissait le mieux pour nous. Après le front, on a bien géré l’anticyclone et la bascule du vent, ce qui fait qu’on a empanné en tête. Ensuite, dans la molle au large de la Mauritanie, on a gardé un écart en latéral en sachant que c’était un avantage pour nous, ce qui a été le cas. Après, évidemment, tout est devenu compliqué avec tous les soucis que l’on a rencontrés. »

Quel sentiment domine à l’arrivée ?

« Comme je suis un compétiteur, évidemment je n’aime pas perdre mais Lalou est devenu un ami et quitte à me faire battre par quelqu’un, je ne pouvais pas espérer mieux que lui. Je suis sincèrement content pour lui et tout le team Arkema. Ces dernières années, ils ont fait un super taf. Cette victoire sur une grande course, cela fait un moment qu’ils couraient après. Ils n’ont jamais rien lâché et cette première place, ils ne l’ont pas volée. »

Vincent, comment avez-vous vécu cette Transat Jacques Vabre en compagnie d’Erwan Le Roux ?

« Je termine cette transat avec le sentiment du travail bien fait car je pense qu’avec Erwan, on a correctement fait le job. On s’est tenu à ce qu’on avait dit avant le départ : on ne s’est pas mis en surchauffe, on a mené le bateau rapidement sans prendre de risques inconsidérés et on a fait de belles trajectoires. Maintenant, il y a des paramètres qui sont particuliers à notre sport. La casse matérielle fait partie du jeu. La chance aussi dans un système comme le Pot-au-Noir. Quoi qu’il en soit, on a vécu une belle histoire humaine. On a su rester conforme à notre plan, ce qui n’est pas toujours facile, surtout dans l’adversité. Finir deuxième, ce n’est évidemment pas ce qu’on espérait mais il faut savoir accepter de ne pas gagner à tous les coups. Lorsque l’on prend un départ de course telle qu’une Transat Jacques Vabre, on vient chercher de la confrontation et de la difficulté ».


Crédit photo: © JM LIOT

Next

Bien arrivés à Salvador de Bahia après 4726 milles!

Le 16-11-17

Tout juste arrivés à Salvador de Bahia, nos deux skippers de choc, Erwan Le Roux et Vincent Riou, ont le sourire de ceux qui accomplissent leurs rêves! Bravo les gars!!!

En tête en arrivant dans le Pot au Noir, une mauvaise rencontre avec un bidon de 200 litres et la casse de leur drisse de gennaker auront eu raison de leur chance de première place, mais en tant que bons deuxièmes, ils ont salué la très belle victoire de Lalou et Alex, du team Arkema, qui remportent cette Transat Jacques Vabre en multi 50 avec panache!


Crédit photo: © JM LIOT

Next

« Au taquet pour la dernière ligne droite »

Le 15-11-17

Comme annoncé, le Multi50 FenêtréA – Mix Buffet a fait un petit crochet, ce mercredi matin (heure de Paris) pour s’abriter sous le vent de Fernando de Noronha, l’île principale de l’archipel du même nom situé à 200 milles au large de Natal (Brésil). Ainsi protégé des vagues, Erwan Le Roux a pu se hisser en tête de mât afin d’installer une nouvelle drisse de gennaker, la précédente ayant été rompue il y a deux jours dans le Pot-au-Noir. Au total, il aura fallu un peu plus d’une heure trente au duo pour mener à bien l’opération et être en mesure de repartir pour les 450 derniers milles de cette 13e édition de la Transat Jacques Vabre en pleine possession de ses moyens.

Erwan, comment s’est déroulée l’opération ?

« Comme prévu, nous nous sommes arrêtés à Fernando de Noronha cette nuit pour réparer. Nous avons passé un messager dans le mât et changé la drisse que nous avions cassée dans le Pot-au-Noir, lundi. On ne sait pas ce qui s’est passé. C’est la première fois que je suis confronté à ce type de pépin technique sur ce bateau. On analysera ce qui s’est passé une fois que l’on sera à terre mais en attendant, ce qui est important pour nous, c’est de pouvoir naviguer de nouveau sous gennaker car c’est avec cette voile que vont se jouer les derniers milles de la course jusqu’à Salvador de Bahia. Ainsi, on va donc pouvoir naviguer correctement. »

Ce remplacement de drisse vous a-t-il pris beaucoup de temps ?

« Au total, je pense entre une heure et demie et deux heures. J’ai dû passer 45 minutes dans le mât et à cela s’ajoutent le temps de traverser l’île et le bricolage. Nous avons fait au plus vite. Nous n’avons pas vu grand-chose parce qu’il faisait nuit mais l’île de Fernando de Noronha a l’air d’un vrai petit paradis terrestre. »

A présent, vous voilà repartis. Dans quel type de conditions évoluez-vous ?

« Nous avons entre 20 et 24 nœuds de vent et une mer dégueulasse, un peu comme celle que nous avons eu au début, c’est-à-dire croisée et de travers. On se fait bousculer dans tous les sens. Le bateau ne va pas à la vitesse à laquelle il pourrait aller mais l’objectif est de faire attention au matériel car une casse est vite arrivée dans ce genre de conditions. »

Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

« On est au taquet pour la dernière ligne droite avant Salvador. On continue à suivre nos quarts, on se repose bien et on mange bien. On aura quelques bricoles encore à faire avant d’envoyer le grand gennaker parce que là, il est plié « voilerie », comme on dit. Il faudra donc qu’on le reroule proprement mais ça, ça se fera tranquillement quand le vent adonnera en face de Recife. Pour l’heure, on a un way-point assez loin au large. On ne devrait donc pas raser les côtes brésiliennes de trop près. L’arrivée ? Dans mon agenda, j’ai noté 15 TU (16 heure de Paris), demain. »


Crédit photo: © JM LIOT

Next

Remplacement de drisse

Le 15-11-17

Victimes de la casse de leur drisse de gennaker il y a deux jours, dans le Pot-au-Noir, Erwan Le Roux et Vincent Riou vont profiter de passer à proximité de l’île de Fernando de Noronha ce mercredi, aux environs de 6 heures (heure de Paris), pour s’y abriter afin monter en tête de mât dans les meilleures conditions de sécurité possibles et de remplacer le cordage.

« L’idée c’est que j’arrive à monter en laissant le bateau sous grand-voile afin de perdre le moins de temps possible. Si tout se passe comme on l’imagine et comme on l’a préparé, l’opération devrait nous prendre entre 30 minutes et une heure », a déclaré le skipper de FenêtréA – Mix Buffet.


Crédit photo: © JM LIOT

Next






Découvrez ici la suite des actualités ou ici les dernières nouvelles en direct des réseaux sociaux et les dernières vidéos d'Erwan.







Suivez l'actualité du team FenêtréA-Mix Buffet en direct via les réseaux sociaux!

Retrouvez ci-dessous les dernières vidéos du team.